• La Réal attitude

    De fil en aiguille, la Cie des Réals met ses membres à l’honneur !

    Edouard de CHABANEIX

    Pascal MORET

    Valérie SERVANT

    Antoine MICLO

    Yves LEVY

    Nathalie LANIER

    David LE GLANIC

    Olivier MARCHON

    Sara GRIMALDI

    Philippe PEREZ

    Vincent FARGE

    Nicolas LEWANDOWSKI

  • Edouard de CHABANEIX

    Comment conçois-tu ton métier ?
    Chaque projet est différent. Certains projets font plus appel à la créativité que dʼautres, pour lesquels lʼaspect technique est plus important. Je me mets plutôt dans la catégorie des artisans que dans celle des concepteurs, même si jʼessaye toujours de raconter une histoire en trouvant le fil conducteur.

     

    Quel est le plus beau projet sur lequel tu as travaillé ?
    En 2004, jʼai réalisé le making of de 2 films pour la SNCF. Je nʼavais pas encore réalisé grand-chose et ça mʼa permis de plonger au cœur de la fabrication dʼun film dʼenvergure et de suivre la fabrication dʼun film depuis sa conception, jusquʼau mixage.

     

    Comment vis-tu lʼévolution de ton métier ?
    Je pense que le métier a surtout été impacté par lʼévolution technologique et un accès plus mainstream aux outils de fabrication. Cela dit, il faudra toujours des idées pour faire des films et il nʼexiste pas encore dʼoutils pour cela. Mais quand le réalisateur devient un homme orchestre qui gère seul ce quʼune équipe de plusieurs personnes faisait avant, la qualité des films est forcément amoindrie.

     

    Quel serait le film le plus fou que tu aimerais réaliser ?
    Un huis clos intimiste entre les Avengers et les X-men, écrit par Woody Allen.

     

    Un Réal de la Cie dont la réalité tʼintéresse ?
    Pascal MORET et le travail quʼil a fait sur la série Nature = Futur! Jʼapprécie autant le fond que la forme.

     

    Allez voir le travail dʼEdouard de CHABANEIX !

  • Pascal MORET

    Comment conçois-tu ton métier ?
    Raconter une histoire audiovisuelle en essayant de produire le minimum de déchets.
    Une des leçons que le nature m’a appris, dans l’idée de réduire notre consommation des énergies, réside dans le fait des interconnexions qu’un film réalisé permet et produit. Réfléchir à la multi-diffusion de son film avant de le produire, cibler les messages, concentrer les synergies possibles pour la création afin de s’adresser aux plus grands nombres.

    Alors personnellement j’aime les enfants. Promouvoir la Science dans les écoles, aux collèges, aux lycées et universités, c’est pouvoir faire un film pour leur faire découvrir le monde, les savoirs et les connaissances. Ça n’a pas de prix à mes yeux.
    J’essaie de faire des objets transmedia. Les nouvelles écritures aujourd’hui permettent aux internautes de devenir acteurs de ce qu’ils regardent. Il peuvent choisir le film, s'informer, apprendre, découvrir, chercher des connaissances et des savoirs.

     

    Quel est le plus beau projet sur lequel tu as travaillé ?
    Celui d’aujourd’hui pour demain, c’est lui qui prouve que je suis dans le vrai puisqu’il participe à faire vivre ma famille.
    Pour vous le décrire : la nature communique 10 fois plus que nous en utilisant 8 fois moins d’énergies. Donc, j'essaie de suivre ce concept pour faire mes films. C’est un immense défi !

    Comment devrais-je faire pour le produire, l’écrire, le réaliser et le multi-diffuser ? Cibler le public consiste à s’adresser aux plus grands nombres, cela demande des méthodes d’approches différentes pour trouver les bonnes solutions.

     

    Comment vis-tu l’évolution de ton métier ?
    Les projets transmédia trouvent aujourd’hui leur business modèle auprès des diffuseurs traditionnels certes, mais de plus en plus auprès des diffuseurs institutionnels.

     

    Quel serait le film le plus fou que tu aimerais réaliser ?
    Celui-là, justement, parce qu’il m'oblige à penser à l’énergie nécessaire pour le regarder, le stocker pour qu’il puisse être toujours vu, avant de penser à l’histoire audiovisuelle que je veux raconter. La transition énergétique et écologique que nos métiers doivent justement réduire ses dépenses carbonées. Et les besoins en communications sur ces sujets sont immenses.

     

    Un Réal de la Cie dont la réalité t’intéresse ?
    Il y en a beaucoup, parce que je les connais et aime ce qu’ils réalisent. Je travaille avec eux du mieux que je peux et toujours avec plaisir et envie de partager. J’aimerais bien lire le portrait de Valérie SERVANT.

     

    Allez voir le travail de Pascal MORET !

  • Valérie SERVANT

    Comment conçois-tu ton métier ?

    Etre réalisatrice aujourd'hui, c'est avant tout : raconter des histoires. J'aime le terme de metteuse en scène, car il s'agit vraiment de trouver les scènes qui vont servir à transcrire en image et son le propos souhaité. Trouver le bon ton, le bon angle d'approche, entrer en contact avec les interlocuteurs et réussir à les faire parler sans trop manipuler leur propos pour servir notre histoire. Dans le cadre de la réalisation sur commande, il faut aussi gérer son client et travailler sous contrainte. C'est un véritable exercice de style !

     

    Quel est le plus beau projet sur lequel tu as travaillé ?

    Le plus beau projet est certainement les films "Les Sahéliennes peuvent nourrir le Sahel" que j'ai co-réalisé avec Julie Roullier. Nous avons passé 5 semaines au Mali à filmer des femmes qui avaient pris leur destin en main et monté des coopératives pour sortir de la dépendance à l'aide alimentaire.
    Nous étions 2 femmes aux manettes, avec 1 preneur de son et 1 chauffeur. Elles adoraient nous voir les diriger, et nous voir en position de force. Elles nous ont accueillies comme des reines et bichonnées comme leurs filles. Je suis très sensible à la cause des femmes et c'était un honneur de leur donner la parole.

     

    Comment vis-tu l’évolution de ton métier ?

    Avec le passage au numérique, le métier de réalisatrice subit beaucoup de transformation. Fini les budgets colossaux et la possibilité de s'entourer de tous les techniciens nécessaires à la réalisation du film. Aujourd'hui, il faut savoir tout faire, être une réalisatrice à 4 mains qui écrit, qui tourne, qui monte, qui fait les voix off parfois... Je me souviens de cet homme orchestre des années 80 qui chantait, jouait de l'harmonica et tapait du pied pour actionner des cymbales ou sa grosse caisse attachée à son dos de laquelle sortait une colombe. Je n'aime pas m'imaginer ainsi. Malheureusement, on perd le recul sur notre réalité : raconter la bonne histoire.
    Les écoles de cinéma déversent des centaines de réalisateurs (ou wannabe réalisateurs) à chaque promotion, prêts à tout pour travailler à très bas coût. Ils ne se rendent pas compte qu'ils savonnent eux-mêmes la planche sur laquelle ils avancent.

     

    Quel serait le film le plus fou que tu aimerais réaliser ?

    Le film le plus fou que je réaliserais serait une fiction. Pourquoi pas un remake de Tarzan ou du Livre de la Jungle. J'étais très fan des films de Johnny Weismuller quand j'étais petite. Tous ces animaux ! J'imagine le topo : "Allez moteur, on envoie l'éléphant et les lions ! Mais qu'est-ce qu'il fait cet éléphant, il n’est pas dans le cadre ! On coupe !"
    Sinon, je fantasme sur un biopic avec un budget illimité, idéalement d'une personne moralement intéressante, Mère Theresa ou le Dalaï-Lama. Car je crois en la force des films pour faire servir des causes nobles qui nous élèvent un peu.

     

    Un Réal de la Cie dont la réalité t’intéresse ?

    Antoine MICLO. J'aime bien les réalisateurs juniors de notre association, ils sont toujours très surprenants.

     

    Allez voir le travail de Valérie SERVANT !

  • Antoine MICLO

    Comment conçois-tu ton métier ?

    Je conçois mon métier comme un métier artistique, créatif et donc de partage. Nos vidéos, films ou documentaires permettent de transmettre un savoir, une idée, des émotions, une histoire par le biais de personnages, de décors, de son et lumière...

     

    Quel est le plus beau projet sur lequel tu as travaillé ?

    À la fin de mes études et pendant un an, avec l'aide de 5 camarades, j'ai réalisé un web-documentaire sur les métiers anciens. Venant tous de Lorraine, nous avions à coeur de partager la richesse du patrimoine de notre région. Nous avons rencontré un maréchal-ferrant, une vitrailliste, un luthier et plusieurs artisans travaillant pour l'Imagerie d'Épinal. J'ai beaucoup appris tant humainement grâce à ces magnifiques rencontres, que techniquement. Cela a conforté mon choix de devenir réalisateur. Et pour terminer ce projet, découpé en 4 épisodes de 25 minutes, nous avons fait une avant-première dans une salle de cinéma et devant une centaine de personne. C'était très impressionnant de voir son travail projeté sur un écran de cinéma. C'était magique.

     

    Comment vis-tu l’évolution de ton métier ?

    Cela fait très peu de temps que je réalise. Je n'ai pas encore vu beaucoup de changement dans mon métier. Toutefois, l'émergence de plateformes de diffusion comme YouTube, Dailymotion ou Viméo et le prix des bonnes caméras/reflex qui ne cesse de diminuer permettent à des jeunes, comme moi, de pouvoir s'amuser, créer, sans beaucoup de restriction et surtout de pouvoir partager leurs réalisations au monde entier. Plus le temps passe et plus la technologie repousse les limites de la création.

     

    Quel serait le film le plus fou que tu aimerais réaliser ?

    Le film le plus fou que j'aimerais réaliser est la suite de la saga Harry Potter, avec les mêmes acteurs, dans 15-20 ans. C'est cette saga qui m'a donné envie de devenir réalisateur. Le premier film et les suivants m'ont mis des étoiles dans les yeux. À 6 ans, je ne comprenais pas comment c'était possible, mais je voyais bien des monstres, des personnes voler... J'ai été fasciné par ce que l'on pouvait créer grâce au cinéma. Ça serait donc fou de pouvoir réaliser la suite de cette saga, mythique pour ma génération.

     

    Un Réal de la Cie dont la réalité t’intéresse ?

    J'aimerai connaître Yves LEVY et savoir quelle image il a de notre métier !

     

    Allez voir le travail d'Antoine MICLO !

  • Yves LEVY

    Comment conçois-tu ton métier ?

    Nous sommes des passeurs, des éclaireurs... Nous avons l'immense responsabilité de transmettre, de traduire ce que l'on nous confie, ce dont nous sommes les témoins ou, plus simplement encore, ce à quoi nous sommes sensibles...
    Pour y parvenir, j'ai du mal à m'imaginer autrement que viscéralement complet dans l'usage des différents outils que nous avons à notre disposition aujourd'hui : l'écriture, le cadre, la photo, le montage, l'habillage graphique, la musique, le mixage... m'ont toujours animé, habité au point de devenir, aujourd'hui, une partie intégrante de moi-même.
    Bien sûr, selon les films, je n'assure pas toujours, seul, l'ensemble de tous ces postes, mais je ne peux imaginer travailler autrement qu'en les maitrisant le mieux possible.

     

    Quel est le plus beau projet sur lequel tu as travaillé ?

    C'est mon documentaire de 52 min « La Vie en Partage » sur un petit groupe de francophones volontaires chez Mère Teresa à Calcutta, auquel je dois, à ce jour, la plus belle des expériences à la fois professionnelle et humaine.
    Je suis heureux d'avoir pu réaliser, sur ce sujet, un film pauvre ; et d'avoir eu la chance de vivre des émotions personnelles qui n'auraient jamais été les mêmes si je ne m'étais pas trouvé dans ce contexte précis ; pouvoir faire en sorte que ce film ait pu, à ce point, devenir une sorte de lien entre toutes ces personnes et leurs familles, entre eux et moi...

     

    Comment vis-tu l’évolution de ton métier ?

    Je m'adapte, comme tout le monde, me rendant constamment compte que, malgré les progrès techniques, les innovations et les modes, les fondamentaux restent. Ils perdureront tant que les histoires que nous raconterons et les films que nous tournerons s'adresseront à des hommes.
    Nous devons accepter et, pour certains, apprendre à évoluer en sachant défendre ces grands principes que sont les notions d'écriture, de respect des auteurs, de déontologie. Dans ce nouveau monde submergé d'images que nous avons commencé à construire, il reste l'unique rempart de différenciation, de qualité et d'éthique pour nos professions face à ses différents publics.

     

    Quel serait le film le plus fou que tu aimerais réaliser ?

    J'aimerais pouvoir filmer la paix, l'amour, l'éducation, la justice, la compréhension et la tolérance à travers le monde, sans que cela ne soit une fiction.

     

    Un Réal de la Cie dont la réalité t’intéresse ?

    J’aimerais connaître Nathalie LANIER et « ses robes rouges ».

     

    Allez voir le travail d'Yves LEVY !

  • Nathalie LANIER

     

    Comment conçois-tu ton métier ?
    Je conçois mon métier comme un lieu d'expression libre, inspiré par le souhait de mes clients d'exister d'une manière nouvelle, originale et forte avec le film que je réalise pour eux.

    Quel est le plus beau projet sur lequel tu as travaillé ?
    C'est un projet de court-métrage intitulé L'Esquisse qui a été projeté à Cannes en 2014 au Marché du Film et au Short Film Corner. Ce film a été écrit et tourné dans le but de mettre en avant le talent d'une jeune actrice réservée et timide. C'est donc un film discret et fin à l'image de cette jeune fille, mais il a sa part de rêve, de romance discrète et de sensibilité.

     

    Comment vis-tu lʼévolution de ton métier ?
    Le film de fiction publicitaire ou le court-métrage cinéma, le film corporate, institutionnel ou d'entreprise évoluent dans le bon sens avec une créativité de plus en plus forte. Je constate que les clients tout à fait éloignés de notre art s'intéressent de très près à nous. Ils sont même prêts à nous demander de relever des défis !

    Nos clients sont le moteur de notre inspiration et de notre envie d'évoluer. Même si nous réalisons des "films de commande", nous le faisons avec le coeur et si la réalisation de films corporate est une industrie et un marché, il est vrai que c'est aussi un art et un formidable terrain d'expression.

    Nos films sont faits d'images et de sons pour susciter l'empathie, clarifier un message ou susciter une émotion pour marquer les esprits et de rester dans les mémoires.

     

    Quel serait le film le plus fou que tu aimerais réaliser ?
    Je réfléchis depuis longtemps à écrire et tourner un film de fiction post- moderne, triste et nostalgique, d'une femme abandonnée dans un Paris dévasté par les eaux. Dans ce décor désolant, il y aurait toujours une pointe d'espoir porté par ce personnage fort qui garderait son optimisme et sa détermination. Ce serait un projet fou car le budget serait conséquent.

     

    Un Réal de la Cie dont la réalité t'intéresse ?
    Jʼaimerais connaître un peu plus, un Réalisateur que jʼai rencontré récemment à la Cie, David LE GLANIC.

     

    Allez voir le travail de Nathalie LANIER !

  • David LE GLANIC

    Comment conçois-tu ton métier ?

    J’aime bien imaginer mes films comme des sculptures…J’aimerais bien être sculpteur…un jour.

     

    Quel est le plus beau projet sur lequel tu as travaillé ?

    Mes enfants ;-)…Sinon professionnellement, j’essaye de faire en sorte que le prochain soit le plus beau.

    En ce moment je réalise un documentaire de 52 mn pour la télé, et je prépare une fiction pour une campagne de communication. Aujourd’hui ce sont mes plus beaux projets.

     

    Comment vis-tu lʼévolution de ton métier ?

    L’évolution de notre métier va très vite, et nous offre de belles possibilités supplémentaires, comme la réalité virtuelle par exemple.

    Je vois ces évolutions comme l’arrivée de nouveaux terrains de jeu. J’aime bien changer, ne pas me cloisonner dans une catégorie de film. L’objectif n’est pas de courir après le progrès, il va trop vite ;-) L’essentiel est de garder l’envie. J’essaye de me remettre en question, pour aller vers ce qui me plaît, vers les projets qui me donnent envie de les réaliser…et les nouvelles expériences en font partie.

     

    Quel serait le film le plus fou que tu aimerais réaliser ?
    “Rencontre du troisième type” …mais en vrai, en documentaire. Parce que ce serait trop fou ! :-)

     

    Un Réal de la Cie dont la réalité t'intéresse ?
    Je suis plus particulièrement sensible à la réalité de certain(e)s, mais c’est surtout leur imaginaire qui m’intéresse. Pourquoi pas Olivier MARCHON.

     

    Allez voir le travail de David LE GLANIC !

  • Olivier MARCHON

     

    Comment conçois-tu ton métier ?

    Je raconte des histoires avec mon regard et essaye de faire émerger une vérité qui se doit d’être la plus juste possible, c’est à dire ressemblant à mon sujet et à moi-même. Mon regard est en fait un miroir vivant, non déformant et bienveillant.

     

    Quel est le plus beau projet sur lequel tu as travaillé ?

    Je vais mentionner non pas 1 mais 2 projets. « Six garçons dans le vent » et « L’homme Cirque ». Parce que ces films sont probablement les plus justes que j’ai jamais réalisés. Et être juste est mon obsession (retour à la question 1).

     

    Comment vis-tu lʼévolution de ton métier ?

    Mon métier reste et restera toujours de raconter des histoires. En gardant cela en tête, j’affronte assez sereinement les incessants changements techniques, professionnels et économiques du métier de réalisateur.

    L’évolution de mon métier est d’abord intime : elle concerne mes envies, mon rapport à ce que je fais et à ceux que je rencontre.

     

    Quel serait le film le plus fou que tu aimerais réaliser ?
    On dit que le film idéal est un film qu’on monte d’abord et qu’on tourne ensuite. Ce qui évite questionnements, choix difficiles, angoisses et nuits blanches. J’aimerais un jour réaliser un film dans ces conditions…

     

    Un Réal de la Cie dont la réalité t'intéresse ?
    J’aime beaucoup le travail de Pauline de CHASSEY. Imagination. Simplicité. C’est très touchant.

     

    Allez voir le travail d’Olivier MARCHON !

  • Sara GRIMALDI

     

    Comment conçois-tu ton métier ?

    Comme la possibilité d’arriver à raconter des histoires, que ce soit à la fois de la fiction, du documentaire ou de l’institutionnel.

    J’ai décidé de devenir réalisatrice à l’âge de 17 ans. Très naïvement à l’époque, je croyais que l’audiovisuel avait un pouvoir énorme et que j’allais contribuer à améliorer le monde.

    Aujourd’hui, j’ai conscience que ce n’est pas si évident, mais je cherche toujours à travailler sur des projets qui permettent aux spectateurs de se questionner sur leur vie et le monde qui les entoure.

     

    Quel est le plus beau projet sur lequel tu as travaillé ?

    Mon dernier court-métrage « Le retour du train », car il a vu la participation de 100 personnes entre techniciens et comédiens, ce qui est incroyable si on pense au contexte du court-métrage en général.

    Pourtant je pense qu’humainement le projet que j’ai le plus aimé est le film de sensibilisation sur l’endométriose « Endométriose : parlons-en ». Il a permis d’ouvrir une discussion autour de cette maladie, que trop peu de gens avaient conscience en France. Après la sortie du film et son buzz, le Ministère de Santé a commencé concrètement une campagne de communication, lancée l’année dernière. Je ne veux pas dire que c’est grâce à moi que cela est arrivé (bon, mon médecin généraliste en est convaincu !), mais c’est certain qu’on a réussi à mobiliser un peu l’opinion publique.

    En plus, il a été repris dans des nombreux articles et je continue encore aujourd’hui à recevoir des messages de la part de femmes d’un peu partout dans le monde. Cela est juste fantastique !

     

    Comment vis-tu lʼévolution de ton métier ?

    Il y a des jours où je me dis que c’est génial de pouvoir tourner plus facilement, avec des coûts moins élevés, avec des appareils très performants.

    D’autres jours, je déteste fortement les sociétés qui ne font plus appel à des réalisateurs parce que « n’importe qui » peut utiliser un appareil photo ou un smartphone.

    Il est donc difficile de faire reconnaitre son professionnalisme, mais je garde l’espoir, avec de la persévérance on pourra y arriver !

     

    Quel serait le film le plus fou que tu aimerais réaliser ?
    Je me lance depuis fin septembre sur l’expérience la plus folle de ma vie. Mon mari (qui est Chef-opérateur) et moi commençons à tourner un long-métrage tout au long d’une année, en noir et blanc, un peu expérimental. Je ne peux pas vous en dire plus car nous essayons de comprendre où cela va nous amener. Mais ça va sûrement être une belle aventure !

     

    Un Réal de la Cie dont la réalité t'intéresse ?
    Ça c’est difficile à dire, j’aime tout le monde ! Bon, je dirais Christophe PETITPREZ.

     

    Allez voir le travail de Sara GRIMALDI !

  • Philippe PEREZ

     

    Comment conçois-tu ton métier ?

    Raconter des histoires et pour ça j’apprends depuis plus 20 ans.

    Je conçois mon métier avec un éternel apprentissage grâce aux techniques renouvelées indéfiniment et surtout par des rencontres et des découvertes.

     

    Quel est le plus beau projet sur lequel tu as travaillé ?

    Pour le sentiment de « découvertes », la cérémonie des « 91 d’Or » pour laquelle depuis plusieurs années, je réalise des films qui présentent les lauréats. Avoir pu rencontrer lors des tournages tous ces gens, ces lieux et ces secteurs d’activité, c’est une inépuisable source de savoir-faire.

    Pour le sentiment « mélange des genres », je choisis mon court-métrage « Le vilain petit canard ». Dans une ambiance décontractée, le tournage sérieux a permis de réaliser une comédie sur un fond dramatique. Faire parti de cette aventure collaborative, c’est la richesse des valeurs humaines.

     

    Comment vis-tu lʼévolution de ton métier ?

    Je le vis bien. Les mélanges de genre sont de plus en plus fréquents, ce qui ne peut qu’enrichir la réalisation de nos films. Je suis curieux de nature et je suis heureux de participer, à mon niveau, à son évolution même si parfois il court plus vite que moi ;)

     

    Quel serait le film le plus fou que tu aimerais réaliser ?
    Je n’ai de projet précis dans un secteur bien défini (corporate, doc ou fiction).

    Je ne le mesurerais pas par sa technique de réalisation mais plutôt par l’émotion qu’il procurera. Un sujet qui se dessinerait par ses courbes une oscillation entre plusieurs sentiments et sensations.

     

    Un Réal de la Cie dont la réalité t'intéresse ?
    Laurence THITRIAT, une réalisatrice de documentaires qui apporte par sa sensibilité, une approche et une découverte toujours enrichissantes.

     

    Allez voir le travail de Philippe PEREZ !

  • Vincent FARGE

     

    Comment conçois-tu ton métier ?

    Comme le prolongement de ma curiosité ... je ne suis pas un passionné de la technique ou de l'image... ce qui me plait, c'est la rencontre, la découverte, apprendre encore et toujours... Ce que j'aime dans l'image, c'est son rythme.

     

    Quel est le plus beau projet sur lequel tu as travaillé ?

    J'ai de bon souvenir du lancement du Renault Espace : tournage en Norvège pendant 15 jours, grosse production, des équipes entre 10 et 30 personnes selon les jours de tournage, des comédiens, des hélicoptères (les drônes n'existaient pas encore), de la technique et une équipe franco-norvégiènne vraiment cool... et des paysages à couper le souffle !

    Et puis, il y a aussi ce film autour du secteur médico-sociale... Une aventure en immersion à la rencontre des personnes vulnérables et des associations sanitaires et sociales qui les accompagne... De l'humain, rien que de l'humain. Et mon client qui pleure d'émotion lorsqu'il voit le film pour la première fois...

     

    Comment vis-tu lʼévolution de ton métier ?

    C'est dur... Moins de temps et moins d'argent pour réfléchir, écrire et produire. Et donc beaucoup de « prestations audiovisuelles » pour continuer à travailler…

    Et d'un autre coté, l’aire du numérique nous offre tellement de champs possibles... c'est passionnant.

     

    Quel serait le film le plus fou que tu aimerais réaliser ?
    Un film avec des plans larges, fixes, long... le temps de la contemplation ou c'est le temps qui révèle l'image... ce n'est pas vraiment fou, c'est juste une envie.

     

    Un Réal de la Cie dont la réalité t'intéresse ?
    Forcément il y en a plusieurs!!! Christophe RAMAGE pour son travail autour du médico-social. Et tous les autres qui font tant de beaux films…

     

    Allez voir le travail de Vincent FARGE !

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