• La Réal attitude

    De fil en aiguille, la Cie des Réals met ses membres à l’honneur !

    Edouard de CHABANEIX

    Pascal MORET

    Valérie SERVANT

    Antoine MICLO

    Yves LEVY

  • Edouard de CHABANEIX

    Comment conçois-tu ton métier ?
    Chaque projet est différent. Certains projets font plus appel à la créativité que dʼautres, pour lesquels lʼaspect technique est plus important. Je me mets plutôt dans la catégorie des artisans que dans celle des concepteurs, même si jʼessaye toujours de raconter une histoire en trouvant le fil conducteur.

     

    Quel est le plus beau projet sur lequel tu as travaillé ?
    En 2004, jʼai réalisé le making of de 2 films pour la SNCF. Je nʼavais pas encore réalisé grand-chose et ça mʼa permis de plonger au cœur de la fabrication dʼun film dʼenvergure et de suivre la fabrication dʼun film depuis sa conception, jusquʼau mixage.

     

    Comment vis-tu lʼévolution de ton métier ?
    Je pense que le métier a surtout été impacté par lʼévolution technologique et un accès plus mainstream aux outils de fabrication. Cela dit, il faudra toujours des idées pour faire des films et il nʼexiste pas encore dʼoutils pour cela. Mais quand le réalisateur devient un homme orchestre qui gère seul ce quʼune équipe de plusieurs personnes faisait avant, la qualité des films est forcément amoindrie.

     

    Quel serait le film le plus fou que tu aimerais réaliser ?
    Un huis clos intimiste entre les Avengers et les X-men, écrit par Woody Allen.

     

    Un Réal de la Cie dont la réalité tʼintéresse ?
    Pascal MORET et le travail quʼil a fait sur la série Nature = Futur! Jʼapprécie autant le fond que la forme.

     

    Allez voir le travail dʼEdouard de CHABANEIX !

  • Pascal MORET

    Comment conçois-tu ton métier ?
    Raconter une histoire audiovisuelle en essayant de produire le minimum de déchets.
    Une des leçons que le nature m’a appris, dans l’idée de réduire notre consommation des énergies, réside dans le fait des interconnexions qu’un film réalisé permet et produit. Réfléchir à la multi-diffusion de son film avant de le produire, cibler les messages, concentrer les synergies possibles pour la création afin de s’adresser aux plus grands nombres.

    Alors personnellement j’aime les enfants. Promouvoir la Science dans les écoles, aux collèges, aux lycées et universités, c’est pouvoir faire un film pour leur faire découvrir le monde, les savoirs et les connaissances. Ça n’a pas de prix à mes yeux.
    J’essaie de faire des objets transmedia. Les nouvelles écritures aujourd’hui permettent aux internautes de devenir acteurs de ce qu’ils regardent. Il peuvent choisir le film, s'informer, apprendre, découvrir, chercher des connaissances et des savoirs.

     

    Quel est le plus beau projet sur lequel tu as travaillé ?
    Celui d’aujourd’hui pour demain, c’est lui qui prouve que je suis dans le vrai puisqu’il participe à faire vivre ma famille.
    Pour vous le décrire : la nature communique 10 fois plus que nous en utilisant 8 fois moins d’énergies. Donc, j'essaie de suivre ce concept pour faire mes films. C’est un immense défi !

    Comment devrais-je faire pour le produire, l’écrire, le réaliser et le multi-diffuser ? Cibler le public consiste à s’adresser aux plus grands nombres, cela demande des méthodes d’approches différentes pour trouver les bonnes solutions.

     

    Comment vis-tu l’évolution de ton métier ?
    Les projets transmédia trouvent aujourd’hui leur business modèle auprès des diffuseurs traditionnels certes, mais de plus en plus auprès des diffuseurs institutionnels.

     

    Quel serait le film le plus fou que tu aimerais réaliser ?
    Celui-là, justement, parce qu’il m'oblige à penser à l’énergie nécessaire pour le regarder, le stocker pour qu’il puisse être toujours vu, avant de penser à l’histoire audiovisuelle que je veux raconter. La transition énergétique et écologique que nos métiers doivent justement réduire ses dépenses carbonées. Et les besoins en communications sur ces sujets sont immenses.

     

    Un Réal de la Cie dont la réalité t’intéresse ?
    Il y en a beaucoup, parce que je les connais et aime ce qu’ils réalisent. Je travaille avec eux du mieux que je peux et toujours avec plaisir et envie de partager. J’aimerais bien lire le portrait de Valérie SERVANT.

     

    Allez voir le travail de Pascal MORET !

  • Valérie SERVANT

    Comment conçois-tu ton métier ?

    Etre réalisatrice aujourd'hui, c'est avant tout : raconter des histoires. J'aime le terme de metteuse en scène, car il s'agit vraiment de trouver les scènes qui vont servir à transcrire en image et son le propos souhaité. Trouver le bon ton, le bon angle d'approche, entrer en contact avec les interlocuteurs et réussir à les faire parler sans trop manipuler leur propos pour servir notre histoire. Dans le cadre de la réalisation sur commande, il faut aussi gérer son client et travailler sous contrainte. C'est un véritable exercice de style !

     

    Quel est le plus beau projet sur lequel tu as travaillé ?

    Le plus beau projet est certainement les films "Les Sahéliennes peuvent nourrir le Sahel" que j'ai co-réalisé avec Julie Roullier. Nous avons passé 5 semaines au Mali à filmer des femmes qui avaient pris leur destin en main et monté des coopératives pour sortir de la dépendance à l'aide alimentaire.
    Nous étions 2 femmes aux manettes, avec 1 preneur de son et 1 chauffeur. Elles adoraient nous voir les diriger, et nous voir en position de force. Elles nous ont accueillies comme des reines et bichonnées comme leurs filles. Je suis très sensible à la cause des femmes et c'était un honneur de leur donner la parole.

     

    Comment vis-tu l’évolution de ton métier ?

    Avec le passage au numérique, le métier de réalisatrice subit beaucoup de transformation. Fini les budgets colossaux et la possibilité de s'entourer de tous les techniciens nécessaires à la réalisation du film. Aujourd'hui, il faut savoir tout faire, être une réalisatrice à 4 mains qui écrit, qui tourne, qui monte, qui fait les voix off parfois... Je me souviens de cet homme orchestre des années 80 qui chantait, jouait de l'harmonica et tapait du pied pour actionner des cymbales ou sa grosse caisse attachée à son dos de laquelle sortait une colombe. Je n'aime pas m'imaginer ainsi. Malheureusement, on perd le recul sur notre réalité : raconter la bonne histoire.
    Les écoles de cinéma déversent des centaines de réalisateurs (ou wannabe réalisateurs) à chaque promotion, prêts à tout pour travailler à très bas coût. Ils ne se rendent pas compte qu'ils savonnent eux-mêmes la planche sur laquelle ils avancent.

     

    Quel serait le film le plus fou que tu aimerais réaliser ?

    Le film le plus fou que je réaliserais serait une fiction. Pourquoi pas un remake de Tarzan ou du Livre de la Jungle. J'étais très fan des films de Johnny Weismuller quand j'étais petite. Tous ces animaux ! J'imagine le topo : "Allez moteur, on envoie l'éléphant et les lions ! Mais qu'est-ce qu'il fait cet éléphant, il n’est pas dans le cadre ! On coupe !"
    Sinon, je fantasme sur un biopic avec un budget illimité, idéalement d'une personne moralement intéressante, Mère Theresa ou le Dalaï-Lama. Car je crois en la force des films pour faire servir des causes nobles qui nous élèvent un peu.

     

    Un Réal de la Cie dont la réalité t’intéresse ?

    Antoine MICLO. J'aime bien les réalisateurs juniors de notre association, ils sont toujours très surprenants.

     

    Allez voir le travail de Valérie SERVANT !

  • Antoine MICLO

    Comment conçois-tu ton métier ?

    Je conçois mon métier comme un métier artistique, créatif et donc de partage. Nos vidéos, films ou documentaires permettent de transmettre un savoir, une idée, des émotions, une histoire par le biais de personnages, de décors, de son et lumière...

     

    Quel est le plus beau projet sur lequel tu as travaillé ?

    À la fin de mes études et pendant un an, avec l'aide de 5 camarades, j'ai réalisé un web-documentaire sur les métiers anciens. Venant tous de Lorraine, nous avions à coeur de partager la richesse du patrimoine de notre région. Nous avons rencontré un maréchal-ferrant, une vitrailliste, un luthier et plusieurs artisans travaillant pour l'Imagerie d'Épinal. J'ai beaucoup appris tant humainement grâce à ces magnifiques rencontres, que techniquement. Cela a conforté mon choix de devenir réalisateur. Et pour terminer ce projet, découpé en 4 épisodes de 25 minutes, nous avons fait une avant-première dans une salle de cinéma et devant une centaine de personne. C'était très impressionnant de voir son travail projeté sur un écran de cinéma. C'était magique.

     

    Comment vis-tu l’évolution de ton métier ?

    Cela fait très peu de temps que je réalise. Je n'ai pas encore vu beaucoup de changement dans mon métier. Toutefois, l'émergence de plateformes de diffusion comme YouTube, Dailymotion ou Viméo et le prix des bonnes caméras/reflex qui ne cesse de diminuer permettent à des jeunes, comme moi, de pouvoir s'amuser, créer, sans beaucoup de restriction et surtout de pouvoir partager leurs réalisations au monde entier. Plus le temps passe et plus la technologie repousse les limites de la création.

     

    Quel serait le film le plus fou que tu aimerais réaliser ?

    Le film le plus fou que j'aimerais réaliser est la suite de la saga Harry Potter, avec les mêmes acteurs, dans 15-20 ans. C'est cette saga qui m'a donné envie de devenir réalisateur. Le premier film et les suivants m'ont mis des étoiles dans les yeux. À 6 ans, je ne comprenais pas comment c'était possible, mais je voyais bien des monstres, des personnes voler... J'ai été fasciné par ce que l'on pouvait créer grâce au cinéma. Ça serait donc fou de pouvoir réaliser la suite de cette saga, mythique pour ma génération.

     

    Un Réal de la Cie dont la réalité t’intéresse ?

    J'aimerai connaître Yves LEVY et savoir quelle image il a de notre métier !

     

    Allez voir le travail d'Antoine MICLO !

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